Genosphere Biotechnologies

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Anticorps à façon : stockage et manipulation

Les anticorps à façon Genosphere (antisérums, anticorps polyclonaux et monoclonaux purifiés, IgY de poule) sont fournis sous forme lyophilisée, ce qui garantit leur stabilité pendant le transport et le stockage. Les recommandations ci-dessous vous permettront de préserver leur activité, de la réception jusqu’à l’expérience. Les informations propres à chaque lot, notamment le volume de reconstitution et la concentration finale, figurent dans le rapport de production remis avec votre projet.

En bref

  • Transport : température ambiante
  • Lyophilisé, court terme : 2–8 °C
  • Lyophilisé, long terme : −20 °C, stable au moins un an
  • Reconstitué, court terme : 2–8 °C, 1 à 2 semaines (solutions stériles)
  • Reconstitué, long terme : −20 °C ou moins, en aliquotes à usage unique, jusqu’à 12 mois
  • Conservateur : azide de sodium à 0,02 % (sauf mention contraire)

Anticorps lyophilisés : à réception

Nos anticorps lyophilisés sont expédiés à température ambiante. À réception, vérifiez que les flacons sont intacts et conservez-les dans les conditions indiquées ci-dessus. Ne les reconstituez qu’au moment d’utiliser l’anticorps ou de préparer des aliquotes pour le stockage.

Reconstitution

Reconstituez chaque flacon avec de l’eau désionisée stérile, en respectant le volume indiqué dans votre rapport de production. La concentration finale y est également précisée.

  • Antisérums et sérums pré-immuns (lapin, cobaye, rat, souris) : la reconstitution restitue le volume de sérum d’origine.
  • Anticorps purifiés (IgG totales, anticorps purifiés par affinité, anticorps monoclonaux) : la reconstitution restitue la formulation tampon d’origine, à la concentration indiquée.
  • IgY de poule (pré-immunes et purifiées) : reconstituez selon les indications de votre rapport de production.

Stockage et stabilité

Avant reconstitution : conservez à 2–8 °C. Pour une conservation prolongée, stockez à −20 °C : le produit reste alors stable au moins un an.

Après reconstitution :

  • À −20 °C ou moins : jusqu’à 12 mois pour les antisérums et les solutions concentrées d’anticorps (≥ 1 mg/ml)
  • À 2–8 °C : 1 à 2 semaines pour les solutions stériles

Conserver les anticorps monoclonaux et polyclonaux

Les mêmes principes de base s’appliquent au stockage des anticorps monoclonaux et polyclonaux. La stabilité dépend de chaque anticorps, de sa concentration et de sa formulation.

  • Les antisérums et les anticorps polyclonaux purifiés contiennent des anticorps qui reconnaissent différents épitopes. Une perte d’activité de certaines populations d’anticorps peut réduire le signal global ; l’effet dépend des populations qui contribuent à l’essai.
  • Les anticorps monoclonaux reconnaissent un seul épitope. Une perte d’activité de liaison peut réduire ou supprimer le signal, mais les anticorps monoclonaux ne sont pas nécessairement moins stables au stockage que les anticorps polyclonaux.
  • L’antisérum contient des protéines sériques abondantes qui peuvent contribuer à stabiliser les anticorps pendant le stockage.
  • Les anticorps purifiés peuvent être plus sensibles à l’adsorption sur les surfaces et à la perte d’activité une fois dilués, en particulier en l’absence de protéine porteuse.

Éviter les cycles de congélation-décongélation

Des cycles répétés de congélation-décongélation peuvent entraîner l’agrégation des anticorps et une perte d’activité. Pour une conservation congelée, répartissez la solution reconstituée en aliquotes à usage unique et ne décongelez que la quantité nécessaire.

Bonnes pratiques de stockage

  • Utilisez des tubes à faible adsorption protéique pour les aliquotes, en particulier pour les anticorps purifiés à faible concentration. Dans la mesure du possible, préparez des aliquotes d’au moins 10 µl pour limiter l’évaporation et les pertes par adsorption.
  • Protégez de la lumière les anticorps conjugués, en particulier les conjugués fluorescents. Les conjugués enzymatiques (HRP, AP) et les conjugués à des fluorochromes protéiques (PE, APC) doivent souvent être conservés à 2–8 °C plutôt que congelés ; suivez les instructions fournies avec chaque conjugué.

Tampon de stockage et dilutions de travail

La reconstitution avec le volume indiqué d’eau désionisée stérile restitue la formulation d’origine : aucun tampon de stockage supplémentaire n’est nécessaire. D’autres points sont à prendre en compte lorsque vous diluez un anticorps pour l’utiliser.

  • Tampon et pH. Un PBS ou un TBS à pH 7,2–7,6 convient à de nombreux anticorps ; choisissez un tampon compatible avec votre essai.
  • Protéine porteuse. Les anticorps dilués peuvent s’adsorber sur les parois des tubes, ce qui réduit leur concentration effective. Si vous devez conserver un anticorps dilué, une protéine porteuse telle que la BSA à 0,1–1 % peut limiter cette perte, en particulier pour les anticorps purifiés à faible concentration. N’ajoutez pas de BSA si elle interfère avec votre essai ou si vous prévoyez de conjuguer l’anticorps.
  • Glycérol. Si l’anticorps et l’application le permettent, du glycérol peut être ajouté à une concentration finale de 50 % (v/v) pour maintenir la solution mère liquide à −20 °C. À partir d’une solution mère sans glycérol, mélangez des volumes égaux de solution d’anticorps et de glycérol de haute pureté, de qualité laboratoire. La concentration en anticorps est alors divisée par deux. Conservez ces solutions à −20 °C ; à −80 °C, elles peuvent congeler.
  • Les dilutions de travail dans le tampon d’essai se préparent de préférence le jour même.

Signal plus faible ? Par où commencer

Un signal plus faible peut refléter des changements liés à l’anticorps, à l’échantillon ou aux conditions d’essai. Vérifiez les points suivants :

  • L’anticorps a-t-il subi des cycles répétés de congélation-décongélation ? Comparez avec une nouvelle aliquote si possible.
  • Depuis combien de temps l’anticorps reconstitué est-il à 2–8 °C ? Respectez la durée de conservation de 1 à 2 semaines indiquée plus haut ; si elle a été dépassée, comparez avec une aliquote conservée congelée selon les recommandations.
  • L’anticorps a-t-il été conservé après dilution sans protéine porteuse ? L’adsorption sur les surfaces peut avoir réduit sa concentration effective.
  • La solution est-elle trouble, ou présente-t-elle un précipité ? Un trouble ou un précipité peut indiquer une agrégation ou une contamination. La centrifugation permet d’éliminer le matériel insoluble, mais ne restaure pas nécessairement l’activité de l’anticorps.
  • Y a-t-il de l’azide dans un conjugué HRP ou dans la solution de substrat ? Il peut inhiber la réaction de détection.
  • L’échantillon ou les conditions d’essai ont-ils changé ? Vérifiez la préparation des lysats, la fixation, le démasquage antigénique et les réactifs de détection, et incluez si possible un contrôle positif adapté.

Pour les peptides utilisés comme antigènes, voir conservation et manipulation des peptides. Pour un nouveau projet, voir développement d’anticorps personnalisés.

Usage exclusivement réservé à la recherche

Ces produits sont fournis exclusivement à des fins de recherche et ne sont pas destinés à un usage médical, diagnostique ou vétérinaire.

Une question ? Notre équipe technique se tient à votre disposition.

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